Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de Hockey Mon espace

Les règles du jeu

Les règles de la fédération internationale édition 2026, et les trois points où le règlement régional s'en écarte.

Ce qui s'applique cette saison

Les championnats 2026-2027 se jouent selon les règles de la fédération internationale, édition 2026. La fédération française en publie une traduction dans laquelle les modifications de l'année apparaissent en rouge.

Elles concernent directement les entraîneurs des catégories U13 à +18 ans, et tous les arbitres en activité à partir des U15.

Les quatre adaptations à connaître

Le règlement des compétitions et les choix régionaux adaptent les règles internationales sur quatre points, en championnat de France comme en zone et en région. Ce sont ceux qui se discutent au bord du terrain, autant les connaître avant.

1. Après un but, on n'arrête pas le chronomètre

Après l'attribution d'un but, le temps et le jeu ne sont pas arrêtés. La règle 8.2 n'est donc pas appliquée.

En U13, une dérogation supplémentaire s'applique : le temps de jeu n'est pas interrompu pendant un penalty corner.

2. Le masque est obligatoire sur les penalty corners

Dans toutes les catégories de jeunes — U18, U15, U13 et U11 — les défenseurs portent obligatoirement un masque de protection pendant toute la durée du penalty corner. La disposition est fortement recommandée en +18 ans, sans y être obligatoire.

« Pendant toute la durée » est la partie qui pose problème sur le terrain. Un penalty corner ne s'achève pas au premier tir : c'est la règle 13.5 qui dit quand il se termine — la même qui autorise alors le changement de joueurs.

3. Les protège-tibias sont obligatoires

Toutes catégories confondues, sans exception. C'est le titre V, article 2 du règlement des compétitions.

4. Le protège-dents est obligatoire jusqu'aux U13

Des U7 aux U13, sauf avis médical contraire. Au-dessus, il est très fortement recommandé sans être imposé.

Ce qui change en 2026

La fédération internationale a évité tout bouleversement avant la Coupe du monde : l'essentiel tient en des clarifications. Voici ce qui se verra sur le terrain.

  • Trop de joueurs sur le terrain (2.1) — la note explicative a été réécrite. Le temps doit être arrêté pour corriger la situation. Si elle a pesé sur le match, le capitaine reçoit un carton jaune ; sinon, les arbitres sont invités à le sanctionner tout de même, comme c'est l'usage. Les décisions prises avant la correction ne peuvent plus être modifiées une fois le jeu repris : on repart par un coup franc pour l'équipe adverse, sauf si une autre pénalité avait déjà été accordée.
  • Balles aériennes (9.10) — la règle expérimentale entre dans les règles du jeu. Aucun changement pour nos championnats : la ligue l'appliquait déjà la saison dernière.
  • Gardiens (10.2) — crosse en main et balle dans le cercle qu'ils défendent, les gardiens peuvent utiliser leur crosse comme leur corps pour dévier la balle au-delà de la ligne de fond ou la jouer dans n'importe quelle direction. Ils ne doivent pas se servir de leur équipement de protection pour créer une action dangereuse.
  • La balle touche un arbitre (11.8) — le jeu continue, sauf si le contact avantage une équipe : on reprend alors par un bully, et non par un coup franc ou un penalty corner. De quoi éviter qu'une déviation accidentelle décide d'un match.
  • Penalty stroke (13.7 d) — le joueur qui l'exécute doit se tenir derrière la balle et à distance de jeu avant le coup de sifflet.
  • Gant gauche du gardien — la longueur maximale passe de 355 à 365 mm, pour que les gants de grande taille conformes CE restent réglementaires.

L'équipement de penalty corner (13.3 n)

C'est le point le plus détaillé de l'édition 2026. La pratique existait déjà ; elle est désormais écrite noir sur blanc, avec ce qu'il faut faire à la reprise. Le principe qui commande tout le reste : l'objectif est la sécurité, pas l'obtention d'un avantage.

Retirer l'équipement

  • Il se retire en sécurité et dès que possible une fois le penalty corner terminé.
  • Si aucune occasion sûre ne se présente, les défenseurs peuvent le garder à l'intérieur des 23 mètres.
  • Il doit être retiré avant de sortir des 23 mètres, ou sur instruction de l'arbitre.

Jouer la balle en le portant encore

Autorisé — passer la balle immédiatement, équipement sur le dos :

  • sur un coup franc défensif à l'intérieur des 23 mètres ;
  • sur une touche à l'intérieur des 23 mètres ;
  • sur un dégagement.

Interdit — l'auto-passe. Si elle est faite malgré tout :

  • hors du cercle → coup franc pour l'attaque ;
  • dans le cercle → penalty corner.

Sortir des 23 mètres équipé

Coup franc pour l'attaque, joué juste à l'extérieur de la ligne des 23 mètres, à l'endroit où le défenseur l'a franchie. Il n'a pas besoin d'avoir la balle pour que le coup franc soit accordé.

La balle touche un équipement abandonné

  • hors du cercle → coup franc pour l'attaque ;
  • dans le cercle → penalty corner ;
  • dans le cercle, si cela empêche probablement un but → penalty stroke (règle 12.4).

Équipement jeté dangereusement

Si un équipement touche un adversaire, un arbitre ou toute personne hors de l'aire de jeu, de façon dangereuse ou négligente :

  • au niveau du genou ou au-dessus → carton jaune obligatoire ;
  • en dessous du genou → à l'appréciation de l'arbitre ;
  • délibérément → carton rouge.

Reprise, si le temps et le jeu ont été arrêtés pour cette raison : coup franc pour l'équipe adverse là où se trouvait la balle si elle était hors du cercle ; penalty corner si elle était dedans, ou penalty stroke si les critères de la règle 12.4 sont réunis. Si la balle était déjà hors du jeu, on reprend selon la décision initiale.

Ce sur quoi les arbitres doivent être plus stricts

La fédération internationale ne change pas ces règles : elle demande qu'on les applique pour de bon.

  • Balle envoyée volontairement au-delà de la ligne de fond (7.4 c) — par un défenseur, gardien compris, sans qu'un but soit marqué. Si l'intention est claire, les arbitres ne doivent pas hésiter à accorder un penalty corner.
  • Balles aériennes (9.10) — veiller à ce qu'elles puissent être reçues en sécurité. Si la balle retombe au milieu d'un groupe de joueurs, siffler tôt.
  • Obstruction (9.12) — sanctionner plus strictement le fait de protéger la balle de la crosse ou du corps, et surveiller le joueur qui, en tacle, pousse ou s'appuie sur son adversaire pour lui faire perdre la balle.
  • Balle immobile sur un coup franc (13.2 a) — l'exigence est souvent relâchée, en particulier sur les auto-passes. La balle doit être immobile, même très brièvement.

Le second carton jaune

La commission nationale des juges et arbitres a demandé que le règlement sportif distingue un carton rouge direct d'un carton rouge consécutif à un second jaune. Sur le terrain, l'arbitre montre d'abord le second carton jaune, puis le carton rouge.

Sur la feuille de match : un seul carton jaune est porté pour le joueur, plus le carton rouge, et l'on précise en observation « carton rouge consécutif à un second carton jaune ». Un rapport est établi. Si un capitaine reçoit deux cartons jaunes sans carton rouge, cela doit être noté en commentaire.

Pour tout carton jaune, l'observation précise le motif : antijeu, jeu physique ou dangereux, ou protestation.

D'où viennent ces règles

Trois textes, trois niveaux

Les règles du jeu sont écrites par la fédération internationale et valent partout dans le monde.

Le règlement des compétitions — commission sportive nationale, zone et région — s'ajoute par-dessus et peut les modifier. C'est lui qui impose le masque et les protège-tibias.

Les choix régionaux tranchent le reste, comme la règle 8.2.

Les règlements

Les textes

La traduction française fait foi pour comprendre, jamais pour trancher : en cas de litige, seule la version anglaise éditée par la fédération internationale peut être invoquée. Les passages modifiés cette année sont signalés par un trait en marge.

Arbitres et délégués : la marche à suivre avant, pendant et après un match est détaillée dans la boîte à outils de votre espace. Accéder à mon espace.